PAP du Lac Ontario 2002
| Voici le résumé des conclusions
du rapport de 2002 sur le plan d'aménagement panlacustre du
lac Ontario. Si vous désirez obtenir un exemplaire du rapport
intégral, veuillez communiquer avec Mme Marlene O'Brien ou
M. Mike Basile aux adresses figurant à la fin du présent
article. |
Qu'est-ce que le PAP du lac Ontario?
Le Plan d'aménagement panlacustre (PAP) du lac Ontario est un
cadre binational de coordination des efforts déployés dans
le lac Ontario pour protéger l'environnement; il a été
mis en oeuvre conformément à l'Accord relatif à la
qualité de l'eau dans les Grands Lacs qui a été signé
par le Canada et les États-Unis. Son objectif principal est de
réduire la quantité de contaminants qui pénètrent
dans le lac et d'examiner les causes des problèmes environnementaux.
Le PAP est mis en oeuvre par les quatre Parties, soit Environnement Canada,
l'Environmental Protection Agency des États-Unis, le ministère
de l'Environnement de l'Ontario et le Department of Environmental Conservation
de l'état de New York.
Les auteurs du rapport de la première étape du PAP, qui
a été rendu public en 1998, ont défini quatre problèmes
ou utilisations diminuées dans le lac Ontario:
- Restrictions à la consommation de poissons et d'espèces
sauvages
- Malformations ou problèmes de reproduction chez les oiseaux
et la faune
- Déclin des populations fauniques
- Destruction de l'habitat du poisson et de la faune
Ils ont déterminé que les trois premiers problèmes
sont causés par des concentrations élevées de biphényles
polychlorés (BPC), de DDT, de mirex, de dioxines, de furannes et
de mercure dans l'écosystème. Ces substances chimiques sont
des polluants critiques et sont l'objet d'activités de suivi et
de prévention de la pollution.
La destruction de l'habitat du poisson et de la faune résulte
d'une combinaison de facteurs, tels l'introduction d'espèces exotiques,
les changements en matière d'utilisation des terres et la régulation
du niveau d'eau du lac.
Le rétablissement de ces utilisations diminuées exigera
la mise en oeuvre de mesures binationales coordonnées.

Carte: Environnement Canada
Rapport de 2002 sur le PAP du lac Ontario
Le rapport de 2002 sur le PAP du lac Ontario résume les mesures
prises et les progrès accomplis dans le cadre du PAP depuis la
publication du rapport de la première étape. Il décrit
l'établissement et l'adoption d'indicateurs de l'écosystème
pour suivre les progrès en matière restauration, évalue
la diminution des utilisations et met à jour l'information sur
les concentrations de polluants critiques. Il résume aussi les
nouveaux efforts déployés pour déterminer et maîtriser
les sources de polluants critiques qui ont un impact sur le lac.
Quels sont les buts du PAP?
- Communautés aquatiques diversifiées et en santé
- Communautés fauniques diversifiées et en santé
- Protection de la santé humaine
- Disponibilité d'un habitat de qualité
- Gérance responsable
De quelle manière le PAP mesure-t-il les progrès
accomplis?
Des outils de mesure, appelés indicateurs de l'écosystème,
sont utilisés pour suivre les progrès accomplis en matière
de restauration de l'écosystème du lac Ontario. Onze indicateurs
ont été établis pour évaluer l'état
de santé global de l'écosystème. Ils donnent un très
bon aperçu de l'état de l'écosystème à
toutes les étapes de la chane alimentaire et ont déjà
été intégrés aux programmes permanents de
surveillance à long terme mis en oeuvre aux États-Unis et
au Canada. Les résultats obtenus pour chacun de ces indicateurs
seront mis en évidence dans des rapports ultérieurs.
On surveille la qualité de l'eau pour s'assurer
que les concentrations d'éléments nutritifs permettent de
soutenir la vie aquatique sans causer la prolifération d'algues
indésirables. Photo: Environnement Canada
Il faut surveiller l'ensemble de la chane alimentaire pour
comprendre l'impact des changements chimiques, physiques et biologiques
qui se produisent dans le lac. Les polluants présents dans l'eau
mme à de faibles concentrations peuvent s'accumuler dans les tres
vivants tout le long de la chane alimentaire et atteindre des valeurs
préoccupantes dans les tissus des poissons consommés par
les humains et les espèces sauvages. Source : Les Grands Lacs -
Atlas écologique et manuel des ressources, troisième édition.
Trois catégories d'indicateurs ont été établies
pour le lac Ontario.
Les indicateurs relatifs aux polluants critiques mesurent les
concentrations de polluants critiques dans l'eau, les jeunes poissons
de l'année, les oeufs de goéland argenté et le touladi
aux fins de comparaison avec les recommandations existantes.
Les indicateurs du niveau trophique inférieur suivent l'état
des éléments nutritifs, du phytoplancton, du zooplancton
et des poissons proies. Ils renseignent sur la capacité de l'écosystème
de soutenir les organismes de niveau trophique supérieur, comme
le touladi et les oiseaux aquatiques.
Les indicateurs du niveau trophique supérieur renseignent
sur l'état des populations de goéland argenté, de
touladi, de pygargue à tête blanche, de vison et de loutre.
Ces prédateurs situés au sommet de la chane alimentaire
dépendent d'un habitat de qualité et de populations de proies
suffisantes, qui ne sont pas contaminés.

La loutre se nourrit de poissons et d'autres animaux aquatiques.
C'est une espèce indicatrice de l'écosystème du lac
Ontario. Photo: Dennis Money
Les résultats font état d'améliorations
continues
Les conclusions récentes présentées dans le rapport
de 2002 sur le PAP du lac Ontario révèlent que la gestion
des polluants critiques a permis de réduire leurs concentrations
dans l'écosystème, pour le bénéfice des poissons
et des espèces sauvages.
Dans l'ensemble, les concentrations de polluants critiques dans le lac
Ontario ont beaucoup diminué dans les tissus des poissons depuis
les années 1970. Cette diminution a été constante
dans les tissus des saumons cohos. Les concentrations de BPC et de mirex
ont baissé respectivement des deux tiers et de moitié. On
espère que cette tendance se maintiendra, car les activités
de surveillance et les mesures correctrices réduiront encore plus
les apports de polluants critiques dans l'écosystème du
lac.

La surveillance à long terme des saumons cohos pchés
dans le lac Ontario montre une baisse constante des concentrations de
BPC au fil des ans.
Les populations d'oiseaux aquatiques piscivores du lac Ontario ont récupéré
et se reproduisent normalement. La réduction de la pollution a
eu des effets positifs sur la sterne caspienne, la sterne pierregarin,
les goélands et les cormorans. Plusieurs espèces indicatrices
clés comme le pygargue à tête blanche, le touladi,
la loutre de rivière et le vison sont également de retour.

L'effectif de sternes caspiennes dans le lac Ontario est
à la hausse. Photo: Don Simonelli
Bien que les pygargues à tête blanche nichent avec succès
dans le bassin du lac Ontario depuis les années 1980, leur retour
sur les rives du lac Ontario met fin à 40 ans d'absence. Deux nids
ont été construits sur les rives. L'occupation de ces nids
laisse supposer que les contaminants ne font plus obstacle au rétablissement
de l'espèce sur le littoral du lac Ontario.
Le retour du touladi
Début des années 1900 - Les populations de touladi
indigène disparaissent sous l'effet de la surpche, de la
destruction de l'habitat et de la prédation de la grande
lamproie.
Années 1960 - Grâce à l'ensemencement de touladis,
les populations de poissons prédateurs du sommet de la chane
alimentaire commencent à se rétablir; l'objectif est
de favoriser le rétablissement de populations viables dans
le milieu naturel.
Années 1990 - Premiers signes de reproduction du touladi
dans son milieu naturel.
Années 2000 - Le taux de reproduction naturelle devrait
augmenter à mesure qu'un plus grand nombre de poissons seront
en âge de procréer

Photo: Pêches et Océans Canada
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La réduction des polluants critiques
Les quatre Parties ont élaboré une approche binationale
commune axée sur la coopération en vue de réduire
les apports de polluants critiques dans le lac. Cette approche englobe
la mise en oeuvre de programmes de réglementation et l'établissement
de partenariats avec les administrations locales, le milieu industriel
et les particuliers. Les activités de suivi permettent de repérer
les sources de polluants critiques, de les évaluer et de s'y attaquer
par l'adoption de mesures réglementaires ou volontaires.
Environnement Canada et le ministère de l'Environnement de l'Ontario
oeuvrent de concert pour localiser les sources de BPC et d'autres polluants
critiques dans les principaux cours d'eau qui se jettent dans le lac Ontario.
Ils mesurent les concentrations de BPC dans l'eau, les sédiments
et les poissons à divers endroits le long des tributaires du lac
Ontario de manière à déterminer la source de ces
polluants et à prendre les mesures correctrices requises. Un projet
pilote de dépistage des sources a été mis en oeuvre
dans trois bassins versants prioritaires, et les données recueillies
dans le cadre de ce projet sont actuellement analysées.
L'Environmental Protection Agency des États-Unis et le Department
of Environmental Conservation de l'état de New York unissent leurs
efforts pour repérer et éliminer les sources de polluants
critiques. Des échantillons d'eau et de sédiments ainsi
que des poissons sont prélevés à des endroits stratégiques
de manière à ce que l'on puisse déterminer où et
comment les polluants pénètrent dans les cours d'eau. Les
résultats d'échantillonnages de suivi ont également
permis d'avoir une meilleure idée de l'emplacement et de l'importance
des sources de polluants critiques et de l'ampleur des problèmes
dans les bassins versants de la portion américaine du lac Ontario.
Ces efforts ont permis aux exploitants de stations d'épuration
des eaux usées de demander à l'état de New York une
subvention pour améliorer leurs systèmes de traitement,
et de réduire ainsi les apports de polluants critiques dans le
lac.

On prélève des échantillons d'eau
dans les réseaux d'égout locaux en vue de déceler
la présence de contaminants comme les BPC. Photo: USEPA
Le rétablissement des utilisations bénéfiques dans
le lac Ontario dépendra aussi du succès d'autres programmes
mis en oeuvre dans les Grands Lacs, dont la Stratégie binationale
relative aux toxiques des Grands Lacs. L'Accord Canada-Ontario et la U.S.
Great Lakes Toxics Strategy renferment aussi des engagements en vue de
régler le problème des substances toxiques persistantes
dans le lac Ontario. Ce n'est que par des initiatives concertées
et ciblées de ce genre que l'on pourra atténuer véritablement
les effets des polluants critiques et rétablir les utilisations
bénéfiques.
Mise à jour des sources et des charges
Le rapport de 2002 sur le PAP du lac Ontario fournit des estimations
de la quantité de chacun des six polluants critiques qui
pénètrent dans l'écosystème du lac Ontario
et en sortent. Ces estimations orienteront les activités
futures de dépistage et de lutte. Comme le lac Ontario est
le dernier lac d'aval du réseau des Grands Lacs, la plupart
des charges de polluants critiques proviennent de l'extérieur
du bassin.
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Les défis à venir
Malgré les progrès considérables accomplis à
ce jour, il faut réduire davantage les charges de polluants critiques
si nous voulons atteindre les objectifs écosystémiques contenus
dans le PAP.
Des scientifiques ont récemment procédé à
l'évaluation des organismes benthiques (benthos) et des plantes
aquatiques microscopiques (phytoplancton). Ils ont conclu que le benthos
et le phytoplancton de la zone côtière se sont appauvris par suite
de l'invasion de la moule zébrée. Le PAP préconisera
la prévention de toute introduction future d'espèces exotiques.

Les moules zébrées causent de graves problèmes
dans l'ensemble de l'écosystème du lac Ontario. Photo: Centre
for Great Lakes & Aquatic Sciences
Les mesures prises pour préserver et remettre en état l'habitat
du poisson et de la faune ont eu des résultats mitigés.
Ainsi, les programmes visant à réduire le ruissellement
et l'érosion, à protéger les rives des cours d'eau
et à améliorer les pratiques culturales ont eu des effets
positifs là où ils ont été mis en oeuvre. Cependant,
l'aménagement urbain et agricole, l'utilisation des terres et la
régulation des niveaux d'eau menacent toujours l'habitat. Les responsables
du PAP examinent actuellement différentes options pour protéger
et restaurer des habitats importants et continuent de soutenir les efforts
en cours en matière de protection de l'habitat.

Il faut déployer des efforts supplémentaires
pour créer, sauvegarder et restaurer l'habitat du poisson et de
la faune dans le bassin du lac Ontario. Photo: Bay Area Restoration Council.
Participation du public
La participation du public est une composante importante du PAP. Des
rencontres publiques annuelles, des bulletins, des rapports, des présentations,
des expositions et la mise à jour du site Web permettent à
la population de mieux comprendre les objectifs du PAP et d'y souscrire.
Pour en savoir plus sur la façon de participer aux différentes
activités, communiquez avec l'une des personnes-ressources mentionnées
à la fin de la brochure.

Les présentations sur le PAP du lac Ontario ne constituent
que l'un des aspects importants de la participation du public. Photo:
Ministère de l'Environnement de l'Ontario
Prochaines étapes
Les activités futures continueront d'être axées sur
le rétablissement des utilisations diminuées. Les activités
de dépistage des contaminants permettront de mieux cerner les sources
de polluants critiques. L'information issue de ces activités aidera
à orienter les mesures d'assainissement et de prévention
qui, à terme, réduiront la quantité de polluants
critiques dans le lac.
La coordination des efforts de surveillance binationaux, notamment en
ce qui a trait aux indicateurs de l'écosystème du PAP, sera
particulièrement importante. La situation des onze indicateurs
sera mise en évidence dans les rapports et présentations
futurs.
Le PAP visera à resserrer la coopération, à transmettre
l'information recueillie aux intervenants et à accrotre la participation
du public aux activités de restauration de l'écosystème
du lac Ontario.
PAP du lac Ontario 2002
Le rapport de 2002 sur le PAP du lac Ontario résume les mesures
prises et les progrès accomplis dans le cadre du plan. Voici quelques
points saillants du rapport:
- Le PAP a adopté des indicateurs de l'écosystème
pour suivre les progrès accomplis
- Les populations de poisson et d'espèces fauniques se sont améliorées
- Les populations de benthos et de phytoplancton se sont dégradées
par suite de l'invasion de la moule zébrée
- Les concentrations de polluants critiques dans les poissons et les
espèces sauvages continuent de diminuer
- Des mesures sont actuellement prises pour s'attaquer aux sources de
polluants critiques dans le lac Ontario
De plus, le rapport contient une mise à jour des activités
de participation du public et décrit dans les grandes lignes les
prochaines étapes.

Pour en savoir plus
Vous pouvez obtenir une copie du rapport ou toute autre information auprès
des personnes suivantes:
Marlene O'Brien
Environnement Canada
867, chemin Lakeshore
Burlington, Ontario
L7R 4A6
Téléphone: (905) 336-4552
Fax: (905) 336-6272
Courriel: marlene.obrien@ec.gc.ca
Mike Basile
United States Environmental Protection Agency
Public Information Office
345 Third Street, Suite 530
Niagara Falls, NY 14303
Téléphone: (716) 285-8842
Fax: (716) 285-8788
Courriel: NFPIO@sysr.com
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